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Accueil Accueil Yémba PARLER ET ÉCRIRE NOTRE LANGUE AUJOURD’HUI

PARLER ET ÉCRIRE NOTRE LANGUE AUJOURD’HUI PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Azambou Ndongmo Laurent Roger   

Laurent Azambou

1- INTRODUCTION

Le phénomène de ces jeunes et moins jeunes qui ne s’expriment pas dans leur langue maternelle est devenu une préoccupation nationale ; notre langue, le Yémba, n’y échappe pas.

Choisir de l’exprimer en français ou en anglais peut être une option délibérée et c’est parfois celle des moins jeunes ; mais lorsqu’elle devient une obligation comme c’est le cas pour un pourcentage très élevé de jeunes gens de nos jours, il y’a là un problème dont nous fermons souvent à tort les yeux sur la gravité.

Dès 1995, ayant observé le phénomène, Jean Pierre Fogui a tiré la sonnette d’alarme dans son livre intitulé « Plaidoyer pour notre culture ». Depuis lors, qu’est-ce qui a été fait au niveau de chacun d’entre nous ?

2- LE PHÉNOMÈNE

L’anecdote 

Dans les années 1990, au plus fort des grèves universitaires sur le campus de Yaoundé, des étudiants sont arrêtés en grand nombre. À l’un des endroits où ils sont détenus, un gardien Yémbaphone remarque un phénomène bizarre : certains semblent retrouver la liberté juste parce qu’ils s’expriment dans la langue maternelle de certains de ses collègues gardiens. Il décide alors d’agir en en faisant de même avec ceux des étudiants dont la consonance du nom lui rappelle qu’ils sont locuteurs Yémba. C’est ainsi qu’ayant obtenu de la monnaie en petites pièces, il en fait venir par suivant quelques uns à qui il remet une pièce de 5 ou de 10 frs avec cette instruction ferme : « va vite m’acheter un paquet de cigarette, NKOH NGUOH ! » ; certains sont revenus se plaindre de ce que l’argent ne suffisait pas à faire la commission et ont été remis gentiment en cellule ; d’autres, ceux qui avaient compris la fin du message et qui avaient pu le relier à la dérision de la somme reçue pour la commission ne sont jamais revenus en cellule.

Cette anecdote nous situe en plein cœur du débat : nos petits secrets, notre complicité avec nos frères ou nos enfants n’existent plus que dans nos chambres alors qu’on pouvait les entretenir sur la place publique comme d’autres compatriotes d’autres régions continuent de le faire.

Or la langue est le véhicule le plus sûr de la culture et sa mort entraîne inévitablement celle de la culture qu'elle est supposée véhiculer; et qui dit culture dit identité, façon de penser, de faire, de vivre, de se marier, etc.

On remarque aussi que ceux de nos enfants qui essaient quand-même de le faire le font d’une façon qui ne cacherait rien à personne, c’est-à-dire que sur une phrase qui comporte dix mots, six ou sept de ces dix mots sont carrément des mots étrangers ; en un mot, ils parlent Yémba en français ou en anglais ou le français ou l’anglais en Yémba. Un tel mélange, vous conviendrez avec moi, ne saurait conserver à notre langue ni son génie, ni son originalité, encore moins ce jus dont nous nous délectons en entendant d’authentiques locuteurs de notre langue nous parler.

J’ai entendu un respectable parent déclarer pour essayer d’expliquer et se donner bonne conscience, que notre langue était pauvre ; je voudrais que nous nous posions la question suivante : nos parents à nous dont beaucoup n’ont jamais été à l’école, même pas en visite, ont-ils jamais été à court de mots pour nous dire quoi que ce soit qu’ils souhaitaient nous dire ?

La réponse à cette question nous permettra de savoir entre notre langue et nous, qui est pauvre et essaie d’appauvrir l’autre.

Certains se justifient tardivement en invoquant, toute honte bue, le phénomène pourtant tout récent de la mondialisation ; or si celle-ci est bien le rendez-vous du donner et du recevoir qui nous a été décrit, il est évident qu’on ne s’y rend pas les mains vides car comme dans tout marché, ce qui y intéresse chacun, c’est justement ce qu’il n’a pas. D’où l’exigence d’originalité, d’authenticité de chaque partie en présence.

3. SES CAUSES ET SES ORIGINES

Trois cents ans de traite négrière avaient déjà rendu le continent africain familier aux européens ; lorsqu’ils débarquent donc au XIXe siècle pour leur deuxième plus grand crime à l’égard des peuples africains, ils n’arrivent pas en terrain complètement inconnu : ils ont déjà une idée des mentalités locales, du niveau de développement technologique, etc.

Ils trouvent nos langues qu’ils qualifient rapidement de patois ou de dialecte, nos pratiques qu’ils qualifient de païennes ; leur ambition de leur substituer de « vraies pratiques » et des langues moins « sauvages » s’affirme.

Il faut souligner que ceci est tout à fait normal car dans le jeu historique des rencontres entre les peuples, il a toujours été question que les plus forts éliminent les plus faibles ou à défaut, les assimilent pour en faire éventuellement des sujets.

Le savoir nouveau et l’école nouvelle qu’ils apportent fascinent et attirent les plus progressistes qui y trouvent un moyen d’émancipation formidable par rapport à leur compatriotes conservateurs ; bientôt, pour être respecté, il faut être de ceux qui ont flirté avec les valeurs occidentales ou qui les ont maîtrisées, en commençant par la langue.

L’urbanisation s’accélère avec les indépendances et les nouveaux maîtres que nous sommes s’installent dans les villes multiethniques et le cosmopolitisme accélère l’usage des langues nationales.

En ville, la hiérarchie sociale est déterminée par le chemin que chacun aura fait dans le sens des valeurs des maîtres coloniaux ; l’école nouvelle propose des positions de pouvoir susceptibles d’assurer la satisfaction des besoins de base. D’immenses foules s’y engagent, abandonnant parfois derrière elles et dans la bousculade, leur identité.

Deux principales raisons favorisent cette ruée vers l’utilisation exclusive des langues nationales, y compris dans nos cercles familiaux intimes :

-          le prestige que l’on croit y être attaché ;

-          l’ignorance du danger auquel on expose ainsi nos enfants et notre culture. 

Une autre raison se trouve dans la honte que certains éprouvent à s’exprimer dans leur langue : c’est l’une des étapes conduisant à la mort des langues que David Crystal (2001) décrit comme l’étape de la honte de soi ; lorsque vous vous écartez de la langue dominante pour utiliser une langue de moindre diffusion, les autres vous regardent comme un attardé.

J’ai moi-même observé le phénomène avec mes enfants : tant qu’ils étaient trop jeunes pour aller à l’école, ils s’exprimaient en Yémba sans complexe ; quelque temps après avoir commencé l’école, ils essaient de m’expliquer que leurs camarades se moquent d’eux quand ils parlent entre eux. Pour les convaincre qu’ils étaient sur le bon chemin, je leur ai demandé de s’enquérir du nombre de langues parlées par leurs camarades moqueurs, de le comparer à leur propre nombre et de me dire qui est alors supérieur à qui. Depuis ce jour, la honte a disparu et ils échangent fièrement sur le chemin de l’école, même en présence de leurs camarades : EN YÉMBA.

4- SES DANGERS

L’anecdote que nous avons eue au début de cet exposé nous rappelle quel prix il peut nous arriver de payer du simple fait de l’ignorance de notre langue ; ça, c’est pour le quotidien.

Un deuxième danger que nous ne voyons pas est la perte d’influence des grands responsables sur les communautés qu’ils sont appelés à diriger ; nous savons par exemple que certaines responsabilités dans notre culture se transmettent par le jeu de la succession et ce n’est pas SA MAJESTE FÔ NDONG KANA III qui me démentira ; nous savons aussi qu’on ne peut pas diriger une communauté dans une langue qui n’est pas la sienne. Il se passera donc à un moment donné que certains responsables transmettront le « pouvoir » à des successeurs coupés de la réalité linguistique et culturelle locale ; dans ces conditions, ce « pouvoir » se trouvera sérieusement menacé.

Mais plus fondamentalement, l’accès à une culture passe en général par la langue qui véhicule cette culture ; par conséquent, il n’y a pas meilleure manière de tuer une culture que de commencer par en éteindre la langue ; en laissant notre culture nous échapper à travers notre langue, nous ne saurons même plus à un moment donné qui nous sommes réellement. Or dans le jeu des rencontres des peuples, vous n’êtes pas très intéressant lorsque vous ne pouvez pas vous définir par une spécificité qui vous distingue effectivement de l’autre. Lorsque l’autre ne peut rien apprendre de vous.

Nous nous réclamons Bamiléké par exemple, que savons-nous des sept rites fondateurs de la culture Grassfield ? Je veux parler des rites de NDOP (ou les insignes majeurs Bamiléké) que sont le NDEDEM, LE NGHU (PAR LE VIN DE RAPHIA ET LA KOLA), LE NDOH, LE FEHNKENG, LE DOUBLE GONG, LA QUEUE DE CHEVAL, LE NZOH LEKEUH (NDOP).

Ces choses que nous voyons tous les jours dans notre environnement culturel, si quelqu’un nous demandait à quoi elles renvoient, serions-nous à même de lui répondre ?

Lorsque ces fondamentaux culturels ne nous sont pas connus, c’est simplement comme si nous étions nus, complètement dévêtis.

5- SES SOLUTIONS

Parmi les raisons que certains avancent pour justifier le fait de ne pas parler ou écrire notre langue se trouve l’idée qu’elle serait difficile, tout au moins à écrire ; ces mêmes personnes pourtant apprennent en six mois ou moins l’italien, l’allemand, l’anglais et même le japonais et le chinois lorsqu’ils y mettent un brin de volonté. Considérons d’abord l’aspect du parler qui pose tant de problèmes à nos jeunes citadins.

J’ai observé quelques rares familles urbaines où les enfants s’expriment couramment dans notre langue et j’ai remarqué un trait commun entre elles :

D’abord, il n’y a aucune salle d’étude destinée spécifiquement à l’apprentissage le la langue Yémba chez eux ; mais ce que j’ai noté de plus important, c’est qu’au sein de la famille, on n’utilise presque jamais une autre langue que le Yémba pour se parler, sauf lorsqu’on a à faire à des étrangers. Et c’est là le remède miracle que j’ai moi-même expérimenté.

Chers parents, il n’existe pas d’école où nous puissions à un moment donné inscrire nos enfants pour qu’ils apprennent la langue de leurs ancêtres. La seule école sûre, c’est le cadre familial et l’usage systématique de cette langue ; de plus, dans ce cadre-là, nos enfants bénéficient de l’encadrement gratuit et efficace des meilleurs maîtres en la matière : vous-mêmes.

Vous ne pouvez plus leur enseigner le français, l’anglais ou les mathématiques : l’État a prévu des gens pour cela ; et vous n’avez même pas besoin de leur enseigner cette langue au sens d’y consacrer du temps : PARLEZ-LA LEUR, TOUT SIMPLEMENT. En leur rappelant, comme je l’ai fait pour mes enfants, que c’est une source de fierté et non de honte, puisque c’est leur IDENTITÉ. On n’a pas honte de son identité.

Pour l’écriture, des élites, des chercheurs et des universitaires ont déjà fait un travail de facilitation remarquable. Les pionniers DJOUMESSI Mathias et MOMO Grégoire ont tracé le chemin, Jean Pierre FOGUI s’est mêlé à la danse en n’utilisant certes pas l’alphabet Yémba tel que développé par les linguistes, mais en réussissant à faire passer le message ; des universitaires comme Maurice TADADJEU, Gretchen HARRO, NANCY HAYNES, Jean-Claude GNINTEDEM, Jean-Romain KOUESSO, Gaston NANFACK, etc., après avoir mis sur pied l’alphabet Yémba, ont produit des publications qui pourraient nous inspirer.

C’est dire qu’en réalité, le repas est servi et pour peu que nous nous donnions la peine de nous mettre à table, nous nous régalerons.

6- CONCLUSION

Chers parents, la Grande fête des Bafou va se célébrer en décembre prochain ; à cette occasion, plusieurs des enfants que nous avons-nous-mêmes envoyés en Europe ou aux Etats-Unis vont faire le déplacement avec leurs amis étrangers. Figurez-vous que pendant que ces derniers auront besoin d’interprètes, nos enfants en auront encore plus besoin qu’eux ! En plein Bafou !

Avons-nous raison d’appeler à un retour vers nos langues ?

Je prendrai juste deux exemple en guise de réponse à cette question, l’un lointain et l’autre plus récent :

  •  En septembre 1973, la résolution politique adoptée par la 4e conférence des pays non-alignés tenue à Alger précise : « il s’agit pour les peuples du tiers-monde de sauvegarder leur personnalité propre, de récupérer et d’enrichir leur patrimoine culturel de promouvoir dans tous les domaines leur authenticité, gravement aliénée par les colonialiste ».

  • L’une des résolutions des états généraux de l’éducation tenus en mai 1995 à Yaoundé a trait à l’introduction des langues nationales dans les systèmes primaire et secondaire.

  • La loi N° 004/98 du 18 janvier 1998 portant orientation de l’éducation au Cameroun préconise en ses articles 2,4,5 et 11 l’enseignement formel des langues nationales dans le système éducatif camerounais.

Si des voix officielles ont ainsi fait allusion au phénomène, n’est-ce pas la preuve qu’il convient pour chaque communauté de commencer déjà à le prendre un peu plus au sérieux ?

De plus, le statut social et intellectuel de toutes les personnes présentes dans cette salle constitue la preuve qu’aucune langue n’empêche d’en apprendre une autre ; vous connaissiez notre langue et cela ne vous a pas empêché d’en apprendre une ou parfois deux autres ; c’est un enrichissement et non un appauvrissement.

Je sais que beaucoup parmi nous ont lu avec délectation Cheikh Hamidou Kane dans l’Aventure ambiguë (1961) ; par la bouche de la Grande Royale, il déclare : « […], je n’aime pas l’école étrangère. Je la déteste. Mon avis est qu’il faut y envoyer nos enfants cependant. »

En réalité, quelle est l’idée de la Grande Royale ?

L’école nouvelle est fascinante, elle apprend beaucoup de choses justement nouvelles ; elle apprend même à vaincre sans avoir raison ; mais pour beaucoup, il est tard d’aller apprendre toutes ces nouvelles choses, mais comme notre éternité est en nos enfants, nous pouvons les y envoyer. L’espoir secret de la Grande Royale est que nos enfants reviendraient partager avec nous le nouveau savoir, d’une manière ou d’une autre.

Au lieu de cela, une fois ce prestige acquis, nous sommes revenus non pas pour partager avec eux, mais pour nous moquer insidieusement d’eux ; par notre attitude, nous leur avons dit que nous n’avions plus grand-chose de commun avec eux, au point, Ô TRAHISON, de couper nos enfants, leurs petits-enfants, d’eux.

Peut-être qu’ils nous ont compris et même pardonnés ; mais la seconde trahison dont nous nous sommes rendus coupables ne nous sera probablement jamais pardonnée car il s’agit de celle d’avoir coupé nos propres enfants de ce qui fait d’eux ce qu’ils sont ; leur terroir culturel. Pensons souvent, chers parents, au jugement qu’ils nous porteront lorsqu’ils se sentiront culturellement nus ; à mon avis, ce ne sera pas un jugement très favorable. Il n’est peut-être pas trop tard pour éviter d’avoir sur la conscience une deuxième TRAHISON.

Johan Van Hoorde (1998) a écrit : « When you lose your language, you exclude yourself from your past ».

Chers parents, notre passé est-il si méprisable que nous voulions absolument en exclure nos enfants ? Je répondrai avec le Professeur Cheikh Anta Diop, NON, notre passé n’est pas méprisable ; il est même, à plusieurs égards, héroïque. Nous n’avons pas le droit d’en exclure nos enfants. ET NOUS AVONS LES MOYENS DE NE PAS LES EN EXCLURE.Laurent Azambou

 

 

 

Laurent Azambou

Interprète de Conférences / Traducteur

Anglais > Français

Buea - Cameroun

Commentaires
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takiro  - Problème posée     |41.202.192.xxx |2010-03-22 13:46:29
je suppose que c'est un débat qui est ouvert
ngeupie simon pierre   |41.202.200.xxx |2010-03-22 16:30:14
tres encourageant de la part d'un jeune Bafou.Initiative a soutenir
Me Momo  - Avocat Bafou de Bassessa Djiomock   |85.31.94.xxx |2010-03-23 04:49:33
Bravo Professeur Messa Lion Atiapouo pour cet article qui sonne comme une gifle car je suis honteux que mes enfants
parlent plus francais que Yemba.
Moi meme je gagnerai à parler et à écrire yemba aussi couramment que le francais,
une langue empruntée au colon. J'avais meme acheter un livre en yemba avec son dictionnaire mais je ne le retrouve
plus. Si quelqu'un sais où je pourrais m'en procurer encore, you are welcome. Merci aussi à Atiapouo de m'avoir fait
découvrir le site web de Bafou mon village natal et d'y voir que mes freres les Professeurs tsalefac, Dr tazo, Dr
Ymelé et Dr Nguetsop ont été installés à l'Université de Dschang. Mince il faut dire que je suis absent chez moi
car je n'étais meme pas au courant bde leur installation, mon tonton ne m'ayant pas informé.
Bon je vais lme
rattrapé. Me Momo
SANI Georges  - Félicitations et encouragements   |41.211.107.xxx |2010-03-23 07:15:06
Bonjour à Tous
Très heureux de retrouver les siens à travers ce site, je ne peux me réserver de manifester mes
sincères félicitations et encouragements à tous les Initiateurs de ce site. A cela, j'associe mes salutations à tous
le Peuple Bafou.
Concernant l'article sur la langue "Yemba", je crois que l'intérêt que nous gagnerons à
parler notre langue n'est plus à démontrer.
Un merci M. Laurent Azambou dit "Messa Lion Atiapouo" pour pour
ce thème si enrichissant qu'il vient de nous présenter.
Bravo à Toute l'Equipe de Bafou.org

Du sommet de lekouet
Sessa je suis:
SANI Georges
Norbert TSOPZE   |193.49.62.xxx |2010-03-23 10:04:32
Mè tsatèh làh.
Mais je suis incapable de continuer.

Alors
Félicitations à M. Azambou;
c'est un débat qui est
lancé est il nous faudra en tirer profit.
Ce que je retiens du ce texte est qu'il faut parler le yemba en famille et
vivement je le souhaite.
Mois aussi, je vais ajouter que dans les associations (surtout des jeunes) que les
communications orales se font en Yemba.
Je suis tombé sur ce livre "
"books.google.fr/books?id=DqGiWKxbl3oC&pg=PA11&lpg =PA11&dq=alphabet+yemba&source=bl&ots=MMwi8YH_lr&s
ig=mBTvwE5j4xmlZXCNL2lKwlFSI8Q&hl=fr&ei=CruoS_K3G8 K5jAeIofWCAg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=
4&ved=0CA8Q6AEwAw#v=onepage&q=alphabet%20yemba&f=f alse; jettez un coup, il est très intéresant, je conseille de vous
en procurer à la librairie.

A tchih' wop'pèh nzoh'
Gaston Nanfah  - Dr     |74.57.242.xxx |2010-03-23 21:26:15
Bonjour cher frère,
Je suis ravi de constater que plusieurs d'entre nous partagent la même préoccupation relative à
la sauvegarde de notre langue Yémba.
Nous avons organisé les cours de vacance en langue Yémba dans 3 grands centres
(Douala, Yaoundé, Dschang) en 2005 et 2006, mais certains parents trouvaient que nous en «faisions un peu trop» en
leur demandant une modique contribution financière pour remunérer les enseignants; ce qui fait que nous avons dû
supporter certaines charges sans problèmes. Dès mon départ depuis 2007, il n'y a plus eu de suivi et tout a été
abandonné malgrès la mise sur pied d'une équipe d'environ 30 enseignants Yémba que nous avons formée à
l'Université de Dschang.
Dans le cadre de l'Association Yémba du Canada que nous avons mis sur place, nous offrons
gratuitement des cours Yémba aussi bien aux adultes qu'aux enfants. Nous comptons actuellement près de 160 membres
adultes et environ 70 enfants.Pour plus d'information, visitez le site " "yembacanada.org.
Merci encore une fois de
votre participation à cette reflexion.
Gaston Nanfah
azambou ndongmo laurent roger  - réponse au Dr Nanfah   |195.24.209.xxx |2010-03-24 07:51:43
Cher frère,
C'est à travers ce type de débat que nos parents réaliserons qu'ils avaient tort de penser que vous en
faisiez "un peu trop". Je prépare un autre article sur le processus de la mort des langues qui, je l'espère,
montrera qu'on ne peut pas arrêter le processus qui mène à la mort des langues sans investir.
Merci à tous les
internautes qui prennent part au débat.
Laurent Azambou dit Tiapouo Tendonzang
TSAFAK Pauline   |195.24.195.xxx |2010-03-30 11:11:06
Bonjour Dr, j'ai eu l'ocasion de visiter le site Yemba du Canada, et je crois que même à distance, vous pouvez avoir
plusieurs apprenant, comme moi-même. J'ai pu télécharger votre première leçon. Le seul handicap, c'est l'absence
des dispositif audio en ligne, pour comprendre la prononciation des lettre de l'alphabet au moins, dans un premier
temps. c'est une doléance dont la réalisation serait la bienvenue pour les apprenants à distance, si toutefois elle
relève de votre domaine du possible. Merci d'avance
TSAFAK pauline   |195.24.195.xxx |2010-03-26 06:43:41
Je félicite les promoteurs de ce site et leur adresse mes encouragement. Je remercie l'auteur de l'article sur notre
langue, et j'admire sa finesse de sa plume. Je dois dire qu'en tant que mère de famille, mon plus grand complexe est de
ne pas savoir lire et écrire notre langue. J'exhorte les âmes de bonne volonté, surtout le cercle des élites Bafou,
à prendre au sérieux ce problème et à promouvoir l'organisation des cours de vacances en langue Yemba.
André NGUEFACK   |41.202.195.xxx |2010-03-26 10:22:37
Jolie débat!
Hélas, il ne s'agit pas seulement de nos langues maternelles, mais de toute notre culture qui se
meurt.
Peut être vos ou nos échanges sur le net y feront quelques chose, mais je doute fort. Excusez mon pessimisme,
c'est une triste réalité que nous vivons.
A propos, mon cher Gaston, vous organisez des cours payant à Dschang, mais
gratuit au Canada, est ce normal?
Bonne journée à tous.
Bonjour à toi Georges SANI et Me MOMO.
A bientôt.
Nanfah Gaston  - Dr   |64.18.87.xxx |2010-03-26 11:51:28
Bonjour André,
Je voudrais juste vous faire savoir que les montants demandés n'avaient qu'une simple connotation
symbolique. (500 cfa en 2005 et ensuite 2000 cfa en 2006). En plus, cet argent devrait servir à supporter les charges
relatives à l'achat d'une partie du matériel didactique. Je vous rappelle que mon équipe était composée d'environ
10 enseignants spécialisés en langue Yémba, ayant fait des études universitaires en linguistique et en didactique,
ce qui fait que leur rémunération était à la hauteur de leur qualification. Pensez aussi au frais de déplacement et
à leur logement!
Vous comprenez qu'il faut des moyens substantiels pour organiser ces cours.
Au Canada, je suis le
seul à faire cours, ce qui fait que je n'ai aucun enseignant à rémunérer, les frais de location des salles sont
supportés par l'Association.Je pense faire la même chose d'ici l'été prochain à Berlin à la réunion Ménoua
d'allemagne.
Je pense avoir répondu à votre question.
Bonne journée
Dr Nanfah Gaston
NGUEFACK ZAMBOU Maurice Willia  - Assistant de Recherches   |91.86.147.xxx |2010-03-27 17:15:58
Il est vrai que ceci est un problème très important. Toutefois, il est aussi très inquiétant car sa solution n'est
pas tout à fait à côté. Je suis du même avis que toi cher Laurent. A cet effet, je souhaite que vivement, l'équipe
de bafou.org prenne en main la mise en place des équipes de sensiblisation à la communication en langue Yemba. Les
véritables enseignants de cette langue ne sont que les parents, tel que tu l'as si bien dit plus haut. Pour te
rassurer, c'est ce que tu recommandes qui se passe chez moi.Mais nous sommes combien? C'est pour cela que je pense qu'il
est mieux de commencer d'abord par une bonne sensibilisation.
Reçois cher Laurent, mes encouragements et
félicitations les plus sincères pour ce combat que tu embrasses car, la victoire est au bout d'un chemin très
tumultueux. Je compte sur ton réalisme et ton ojectivité. A titre de rappel, si tu peux avoir besoin de mes services,
t'inquiètes.
teigni dongmo pierre  - menbre protocole bafou de yaounde   |41.205.17.xxx |2010-03-31 15:03:28
je remerci nguezet et son entourage.
Colin Kitio   |41.202.201.xxx |2010-04-01 11:26:33
C'est article est très interessant et par ailleurs très sensibilisateur, mais je pense que le problème est plus bien
plus profond que ça.Que faire des enfants et personnes issus de foyers biethniques et urbains qui pour des raisons
évidentes ne sont locuteurs que des langues officielles? De plus, il n'existe aucune structure formelle d'apprentissage
du Yemba comme il en existe pour le Duala ou le Medumba.
DJILO     |41.204.73.xxx |2010-04-06 06:01:26
salut
j'ai hyper envie de connaitre causer la langue Yemba. apprennez moi SVP.
KANA Eric  - Felicilations!   |41.202.193.xxx |2010-05-10 12:27:23
Felicitations M.Azambou et merci pour ce combat que tu mene pour notre langue et pour notre culture.Je mene le meme
combat chez moi et partout ou je me trouve mais je n'arrive pas encore a convaincre mon epouse -qui pourtant est
Bafou-je pense que ton article va modifier son comportement.Du courage!Allez de l'avant. KANA ERic, Professeur des
Lycees a Bamenda
zabjio blaise   |77.220.15.xxx |2010-10-01 08:27:32
bravo pour le site et aux dynamisme des prometteurs. je voudrai avoir des infos sur certains camarades bafou de l'école
saint albert groupe2 de dschang des années 1981-1982-1983 il s'agit de :
-nguetsop jean claude(fils du maire
nguetsop)
-nguimatsa beauclaire(fils de nguimatsa de l'auto école)
-lemogo albertine
et bien d'autres dont les noms
m'échappent. si un internaute peut me renseigner sur ces camarades d'il y a 30 ans svp. bon vent à bafou.org
Nguepi Tonleu Sébastien  - Enseignant   |195.24.209.xxx |2012-04-30 18:50:41
Je salue cet article en meme temps que je salue son auteur Laurent Azambou dont j'admire le talent et l'attachement à
nos valeurs culturelles,le combat pour la sauvegarde de nos langues me semble aujourd'hui etre une obligation
collective,sinon nous ferons disparaitre nous meme notre culture en négligeant nos langues,Gaston Nanfack que je salue
devrait avec son équipe relancer le projet d'apprentissage des langues malgré les pesanteurs ,on ne sera jamais
compris de tous
Ondoua  - Un matheux pas comme les autres!!!   |195.24.209.xxx |2012-06-30 00:11:02
Bonjour Prof! on a de la peine à reconnaitre le prof de PCT de l'époque! Merci de me faire honte à moi-mème! en fait
les récommendations des experts de l'Unesco sur la place des langues maternelles dans l'éducation allaient, dès les
années 50 dans le sens de l'incultuation linguistique! mais le grand mérite de cette plume reste de pouvoir accrocher
tous les publics possibles!contrairement à notre pays trop préoccupé par la défense des intérets linguistiques
étrangers, l'Afrique sahélienne dans sa majorité commence l'éducation formelle en langue maternelle! ne sont-ils pas
d'anciens colonisés au mème titre que nous? Laurent vient de proposer un modèle de politique linguistique pas connu
des experts: le modèle familial de plannification linguistique! je voudrais savoir ce qu'en pense mon ami Dr Nanfah
Gas! seulement comment me comporter en situation de bilinguisme conjugal? je pense que c'est la question que Me Momo ne
pose pas. je la pose pour nous!
Ondoua
Me Momo  - Barrister     |41.204.80.xxx |2012-07-13 18:34:12
En cas de BILINGUISME CONJUGAL, tout le monde gagnerait a apprendre la langue de l''autre et les enfants les deux
langues, apprendre deux langues c'est enrichir deux fois, trois langue c'est s'enrichir trois fois, plus le pidgin c'est
trois fois plus un etc. Pour le politicien c'est de l'or en barre, pour le chercheur d'emploi également, pour le patron
aussi bref pour tous.Bravo au Dr Nanfah. Quand le PADDEC va prendre les Mairies de l'Ouest et d'ailleurs, il va
instaurer les langues locales dans les écoles. C'est une question de survie de notre peuple.
Dongmo Valentin   |41.202.200.xxx |2012-12-01 05:55:44
salut chers parents et ainés!
le problème posé par notre frère dans son analyse est très pertinent et vos
observations également .
moi je pense dont qu'il faut passer à l'action, des livres en Yémba il yen a j'en suis sûr
où peut on les trouver? ainsi que les autres élément d'apprentissage tels que les cd ou même logiciel
Anonyme   |139.174.42.xxx |2013-04-28 15:03:27
Bravo á la communauté pour le site.
pourquoi ne pas introduire des versions Yemba et anglaise
Merci
LOWE RUTH  - APPRENDRE LE YEMBA   |197.159.21.xxx |2014-07-04 15:30:23
Bonjour,

s'il vous plait je voudrais apprendre le Yemba mais je ne sais ou se trouve leur siège à douala

merci de
m'aider

RUTH
yannick  - ingénieur énergéticien   |41.205.24.xxx |2014-11-26 12:13:39
merci pour l'initiative j'esper etre des votre pour bien de chose
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